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Liberté religieuse dans le monde : 29 pays mis en cause

Le rapport annuel de la Commission américaine sur la liberté religieuse internationale, instituée il y a 22 ans par le Département d’État vient d’être publié. Des avancées par ci, des reculs par, là, le bilan est mitigé, même si la tendance reste le recul de l’Inde, et l’avancée du Soudan.


En effet, ce rapport place 14 nations dans la liste des «pays particulièrement préoccupants» (CPC), c’est-à-dire ceux où le harcèlement est «plus systématique, continu et grave».

Il s’agit de neuf pays déjà classés en décembre dernier par le Département d’État comme CPS : la Chine, l’Érythrée, l’Iran, la Corée du Nord, le Pakistan, l’Arabie saoudite, le Tadjikistan et le Turkménistan, plus cinq autres : l’Inde, le Nigeria, la Russie, la Syrie et le Vietnam.

Six acteurs non étatiques sont par ailleurs classés comme EPC (Entities of Particular Concern). Il s’agit des milices islamistes al-Shabab en Somalie, du groupe terroriste islamique nigérian Boko Haram ; des rebelles chiites houthis au Yémen, de l’État islamique de la province afghane de Khorasan (ISKP) ; les Talibans d’Afghanistan et de Hay’at Tahrir al-Sham (HTS), une formation militante salafiste actuellement active dans la guerre en Syrie.

Des pays sous surveillance

Par ailleurs le rapport annuel 2020 recommande également que 15 pays soient inscrits sur la liste de surveillance spéciale (SWL) du Département d’État pour les violations graves. Il s’agit notamment de quatre pays que le Département d’État a mis sur cette liste en décembre 2019 – Cuba, Nicaragua, Soudan et Ouzbékistan – ainsi que 11 autres – Afghanistan, Algérie, Azerbaïdjan, Bahreïn, République centrafricaine (RCA), Égypte, Indonésie, Iraq , le Kazakhstan, la Malaisie et la Turquie.

Pour ce qui est tendance, le rapport fait ressortir le déclassement de l’Inde, où selon le document ; « le gouvernement fédéral du gouvernement du Premier ministre Narendra Modi utiliserait sa majorité parlementaire après avoir remporté les élections de mai 2019 pour promouvoir des politiques au niveau national qui violent la liberté religieuse, en particulier celle des musulmans ». Il s’agit notamment de la loi controversée sur la citoyenneté (CAA) adoptée en décembre, qui exclut les musulmans persécutés dans leur pays d’origine de la protection juridique, garantie aux réfugiés d’autres religions.

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