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Le maire d’Albertville retire le permis de construire d’une école musulmane

Le dossier de la construction d’une école musulmane à Albertville connait de nouveaux rebondissements. Le maire de la commune savoyarde indique avoir retiré mercredi le permis de construire qu’il avait été contraint d’accorder sur décision judiciaire pour la construction de cet établissement. 

Comme le révélait Le Dauphiné Libéré, la décision de Frédéric Burnier Framboret intervient ; après le recours gracieux déposé le 18 juin par le préfet de  Savoie contre l’injonction du tribunal.

« Le jugement était susceptible d’un recours et l’Etat l’a formulé, comme il en a le droit, pour des raisons de sécurité » liées au lieu d’implantation du projet ; précise l’élu divers droite, à la tête de la ville depuis l’an passé. « L’affaire suit son cours. Elle est entre les mains de notre conseil », commente de son côté Fatih Sarikir, le président de la Confédération islamique Millî Görüs (CIMG), qui porte le projet.

Par ailleurs, l’association, qui déplore un geste politique, a deux mois pour contester la décision de l’édile. Le 6 avril, le tribunal administratif de Grenoble avait enjoint le maire d’Albertville à valider le permis de construire déposé en 2019 par cette association qui souhaite implanter une école de 400 élèves dans cette ville d’environ 20.000 habitants.

Maire d’Albertville retire le permis

Le tribunal avait estimé que les motifs avancés par la municipalité, portant notamment sur des places de stationnement, n’étaient pas recevables. Opposée à ce projet d’école primaire pour la proximité de la CIMG avec le gouvernement turc de Recep Tayyip Erdogan, la ville a fait également appel de la décision devant la cour administrative d’appel de Lyon, soutenue par le préfet de Savoie qui juge ce projet « séparatiste ».

En effet, dans une tribune, Frédéric Burnier Framboret s’était estimé « démuni » pour « contrer l’installation d’associations ou d’entreprises pilotées par des puissances étrangères, qui favorisent une cristallisation identitaire au cœur de nos territoires ». De son côté, Engin Seller, le représentant local de Millî Görüs, s’était défendu aussi de vouloir bâtir autre chose qu’une « école confessionnelle, comme ont les catholiques ou les juifs ».

Le 12 avril, le gouvernement avait fait ainsi adopter un amendement de dernière minute au projet de loi sur le séparatisme pour permettre au préfet de s’opposer à l’ouverture d’écoles soutenues par un État étranger « hostile » à la République. Cinq jours plus tard, une manifestation à l’appel du Rassemblement national ; avait réuni à Albertville une centaine de personnes opposées à la construction de l’école.

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